Page:Maurice Goudard - La défense du libéralisme.pdf/274

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pendant les dernières années, l’État, sous le prétexte de la coordination du Chemin de Fer et de la Route, avait pratiquement empêché la construction des Poids lourds et vidé le Parc automobile français.

Si, au lieu de sortir, en 39-40, plus de cent mille camions pour combler le déficit, on avait fabriqué cinq mille tanks, — ce qui, alors, n’eût été qu’un jeu, — l’issue de la bataille eût sans doute été changée.

Quant à la mobilisation industrielle, d’une importance capitale pour la production, et qui est dans les attributions essentielles de l’État, on se souvient de la farandole des spécialistes, égaillés à tous les vents, qui jeta un si grand trouble dans les usines.

Pour peu qu’on se rappelle les exploits d’un Louis Renault sortant les tanks par milliers, et d’un André Citroën tournant les obus par millions, on est fondé à affirmer que la guerre 1914-1918 a été gagnée par le libéralisme, et celle de 1939-1940 perdue par le dirigisme, l’héroïsme des combattants n’étant pas en cause.

En résumé, le rôle de l’État dans la Défense Nationale est primordial, mais il ne doit pas aboutir au monopole de la conception et de la construction des armements.

L’Instruction.

Une des tâches essentielles de l’État, après la défense de la Nation, est d’instruire ses enfants.

On pourrait imaginer se passer de l’État pour éduquer