Page:Meilhac, Halévy - Le Château à Toto.pdf/112

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LA VICOMTESSE.

C’est bien, je descends.


CRÉCY-CRÉCY.

A moins que madame la vicomtesse de la Farandole n’autorise le joli facteur à se faufiler mystérieusement…


LA VICOMTESSE.

Non… non… c’est inutile. J’achève de m’habiller, et je descends.

Elle quitte la fenêtre.


Scène XII

CRÉCY-CRÉCY, seul.


Personne ne m’a reconnu… Personne ne me reconnaîtra… Comment me reconnaîtrait-on ?

Il joue de la trompette.

CHANSONNETTE.
–––––––Je suis le facteur rural
––––––Un bel état, mais c’est égal
–––––––Il faut se donner du mal
–––––––Quand on est facteur rural.
––––––A Paris, mes brillants confrères
––––––Font leurs courses en omnibus,
––––––Mais ici, dans nos humbles sphères,
––––––Nous les faisons cum pedibus.

(Parlé). C’est une grave question de savoir si, pour marcher beaucoup, il vaut mieux avoir de grandes jambes que de petites. Au premier abord, il semble qu’il vaut mieux en avoir de grandes, parce que avec de grandes jambes, on fait de grandes enjambées… avec de petites jambes, on fait de petites enjam-