Page:Meilhac, Halévy - Le Château à Toto.pdf/25

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CHŒUR.
––––––V’nez par ici, parlez-nous donc !

MASSEPAIN, tiraillé de droite et de gauche.
––––––Mon Dieu ! j’en perdrai la raison.
I
––––––Ah ! quel tourment d’être notaire
–––––––––Et d’avoir à faire
–––––––Les affaires de ces gens-là.
––––––A droite, à gauche, on me tiraille,
–––––––––Et chacun d’eux piaille.
––––––L’un tire à hue et l’autre à dia.
––––––Pour faire, sans devenir bête,
––––––Ce métier du matin au soir,
–––––––––––Ah ! quelle tête !
–––––––––––Ah ! quelle tête !
––––––Ah ! quelle tête il faut avoir.

CHŒUR.
–––––––––––Ah ! quelle tête, etc.

MASSEPAIN.
II
––––––Joignez à cela que les filles
–––––––––Sont parfois gentille,
––––––Un notaire n’est pas un saint,
––––––On le sait de reste, et plus d’une
–––––––––S’en vient à la brune
––––––Consulter maître Massepain.
––––––Pour faire, sans devenir bête,
––––––Ce métier du matin au soir,
–––––––––––Ah ! quelle tête !
–––––––––––Ah ! quelle tête ?
––––––Ah ! quelle tête il faut avoir !