Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/101

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


le prie d’envoyer une escouade chez moi, pour fourrer tous ces gaillards-là à la porte.


MADAME DE FOLLE-VERDURE.

Le commissaire hésitait…


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Un sourire le décide…


MADAME DE FOLLE-VERDURE.

Il envoie ses hommes, mais nous, que devenir pendant cette expédition ?… J’avais reçu la lettre où tu me donnais ton adresse… Je dis à ma tante : Allons dans l’hôtel où est logée ma chère Christine.


MADAME DE QUIMPER-KARAREC et DE FOLLE-VERDURE.

Et nous voilà !


MADAME DE FOLLE-VERDURE.

Et j’ai presque envie de remercier nos gens, car c’est à cause d’eux, en somme, que j’ai le plaisir de t’embrasser, vingt-quatre heures plus tôt, ma chère Christine… Voyons, parle, toi, maintenant. Dis-moi un peu ce que tu penses de messieurs les Parisiens ?…


LA BARONNE.

Mais je pense qu’ils sont très-impertinents !


MADAME DE FOLLE-VERDURE.

Ah ! tu as remarqué cela, déjà !


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Vous ne perdez pas de temps, vous !


MADAME DE FOLLE-VERDURE.

Et de quelle impertinence s’est-on rendu coupable, dis ?


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Oh ! oui, dites-nous… voilà des histoires que j’aime… mon Dieu ! comme j’aime ces histoires-là ! Est-elle bien impertinente, l’impertinence ?


LA BARONNE.

Il ne faut pas vous attendre à des choses…


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Mais si…


LA BARONNE.

Mais non…