Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/37

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LA BARONNE, avec effusion.

Merci, monsieur ! (A part.) Ce garçon a de l’esprit…

Elle entre à droite.


GARDEFEU, à part.

Voilà où ils en sont… Je ne suis pas fâché de le savoir.


Scène VI

GARDEFEU, LE BARON.



GARDEFEU.

Et vous, monsieur le baron, vous n’entrez pas ?


LE BARON.

Tout à l’heure… tout à l’heure !… Dites-moi donc…


GARDEFEU.

Quoi, monsieur le baron ?


LE BARON.

Vous m’avez dit que j’étais au Grand-Hôtel ; il est tout petit cet hôtel !…


GARDEFEU.

Mais oui… vous êtes dans un des petits hôtels du Grand-Hôtel.


LE BARON.

Je ne comprends pas bien.


GARDEFEU.

C’est fort simple : le Grand-Hôtel étant plein, l’administration a dû acheter une foule de petits hôtels pour y loger les voyageurs. C’est dans un de ces petits hôtels que se trouve logé monsieur le baron.


LE BARON.

Ah ! l’administration a dû acheter ?…


GARDEFEU.

Mais oui, monsieur, mais oui, et il est bien probable que, Paris devenant de plus en plus une ville d’étrangers, dans la suite des temps, le Grand-Hôtel finira par envahir la ville tout