Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/70

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BOBINET.

Il aura sa soirée ; mais ça sera maigre… sept personnes seulement…


GARDEFEU.

Sept…


BOBINET.

Pas une de plus…


GARDEFEU.

Je t’enverrai madame de Sainte-Amaranthe… Comme cela, vous serez huit !


BOBINET.

Oh ! si nous sommes huit… Qu’est-ce que c’est que madame de Sainte-Amaranthe ?…


GARDEFEU.

C’est ma gantière ; je t’aurais bien aussi envoyé Frick, mon bottier, mais c’est un homme impossible… imagine-toi qu’au milieu du dîner il voulait absolument forcer le baron de Gondremarck à ôter ses bottes…


BOBINET.

Oh ! ne m’envoie pas cet homme-là ! Un homme qui veut que l’on se déchausse au rôti…


GARDEFEU.

Sois tranquille !


BOBINET.

Ce serait une invraisemblance, et, vois-tu… pour que ces sortes de choses réussissent, il ne faut pas d’invraisemblances…


GARDEFEU.

Il n’en faut pas ; s’il y a des invraisemblances, nous sommes perdus…


BOBINET.

Sauve-toi maintenant.


GARDEFEU.

Je me sauve… tâche que Gondremarck reste longtemps


BOBINET.

Je chargerai Pauline de le retenir…


GARDEFEU.

Pauline ?…