Page:Meister - Betzi.djvu/161

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donner l’espérance de nous rendre meilleurs ou plus aimables, et, s’il est possible, l’un et l’autre. Il faut tâcher d’abord de choisir des livres qui nous servent d’instituteurs, de guides et de maîtres ; ce n’est qu’après avoir bien choisi ceux-là que nous pourrons nous attacher à d’autres comme à des amis, à des amis de tous les jours et de tous les instans, parce qu’il n’y a que ceux-là dont l’amitié nous rende vraiment heureux. Ces premiers choix bien faits, tout le reste nous devient plus indifférent. Pour renouveler ses idées et ses sentimens, pour en varier le point de vue, pour se distraire et se délasser, on n’a peut-être jamais trop de connaissances ; mais il faut se garder de se livrer à ses connaissances comme à ses amis ; en ayant pour eux toute l’indulgence qu’on exige de leur part,