Page:Meister - Betzi.djvu/193

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celui qu’elle aurait voulu rendre le plus heureux des hommes, à la seule condition qu’il ne le fût que pour elle et par elle. Si toutes les richesses du monde eussent été dans sa main, c’est à son amant qu’elle les aurait prodiguées ; si tous les genres de gloire n’eussent dépendu que de son suffrage, c’est lui qu’elle en aurait comblé : mais plutôt que de lui voir tenir ces avantages d’une autre main que la sienne, elle eût préféré de vivre avec lui dans la retraite la plus obscure, dans la plus extrême médiocrité, quoiqu’elle eût contracté de bonne heure le goût ou du moins les habitudes du faste et de l’opulence.

Lorsqu’Olympe fut enlevée à son amour, le bon Séligni crut lui-même avoir cessé de vivre. Il ne savait que faire d’une volonté qui n’était plus