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Page:Menu de Menil - L'heritage Klodarec - 1906.pdf/13

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GEORGES, à mi-voix.

Eh ! Eh ! cette routine la n’est point pour me déplaire !

Mme DANFREVILLE.

Vous dites ?

GEORGES.

Je dis… est-ce que Me Danfreville est de cet avis ?

Mme DANFREVILLE.

M. Danfreville est toujours de mon avis, vous le savez bien ! C’est encore une tradition chez nous !

GEORGES, à mi-voix.

Eh ! Eh ! il y a des traditions moins bonnes !

Mme DANFREVILLE.

Vous dites ?

GEORGES, même jeu.

Je dis… vous êtes bien bonne.

Mme DANFREVILLE, se méprenant.

Non, je suis logique avec moi-même, et voilà tout. Vous me paraissez être un garçon sérieux, sage et rangé, ayant absolument ce qu’il faut pour continuer les traditions de la famille. Sans cela, croyez-moi, on ne vous aurait jamais nommé principal clerc…

GEORGES, continuant.

Avec espoir de succéder à Me Danfreville ?

Mme DANFREVILLE.

Bien entendu ! Lorsque Me Danfreville a reconnu dans un de ses clercs les aptitudes d’un bon officier ministériel, j’examine à mon tour si le candidat possède toutes les conditions requises pour devenir un excellent gendre.

GEORGES, se rengorgeant.

C’est très sage de votre part.

Mme DANFREVILLE.

De tous ceux qui ont passé par l’étude, depuis que Marthe est en âge de se marier, vous paraissez avoir le plus de chances. Et voilà pourquoi vous dinez si souvent