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Page:Menu de Menil - L'heritage Klodarec - 1906.pdf/26

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GEORGES.

Vous pouvez compter sur moi.

DANFREVILLE, sortant par la porte de gauche.

Je vais envoyer prévenir le marquis.

GEORGES, seul.

Me voilà tranquille jusqu’au courrier de midi. Mais après, mes tourments vont recommencer. Est-ce que c’est une vie, cela ? (Il se replonge dans le dossier.)

Scène VIII.

GEORGES, LUCIEN, entrant par la porte de droite.
LUCIEN, regardant ce que fait Georges.

Tiens, tu travailles ?

GEORGES.

Oui, cette fameuse affaire Klodarec.

LUCIEN.

En te voyant si occupé, je croyais que tu lisais tom journal l’Espéranto.

GEORGES, toujours dans le dossier.

Il n’est pas arrivé.

LUCIEN.

Je te demande pardon. Il était dans le courrier.

GEORGES, surpris.

Dans le courrier ? Heureusement que ce brave Joseph a eu le bon esprit de l’escamoter au passage. (À part) J’ai eu tort d’être un peu brusque avec ce garçon ; mais il est si mal embouché (il se lève).

LUCIEN.

Ou vas-tu ?

GEORGES.

Voir où est Joseph pour lui demander mon journal.

LUCIEN.

Joseph ! il est en course. Madame vient de l’envoyer au bout de la ville.