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Page:Menu de Menil - L'heritage Klodarec - 1906.pdf/40

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RAFEL.

Nun ni do povas interkompreniĝi !

DANFREVILLE, à Georges.

Qu’est-ce que vous racontez donc ? Quelle diable de langue parlez-vous ?

GEORGES.

L’Espéranto ! Mais cela ne peut pas vous intéresser puisque vous niez le progrès et me chassez pour avoir appris cette langue. (Saluant.) Adieu Madame, adieu Mademoiselle.

DANFREVILLE, se retenant.

Mais non ! qui vous a dit de partir ? (Le prenant familièrement par le bras.) Alors vous vous comprenez quand vous parlez votre…

GEORGES, l’interrompant.

Charabia !

DANFREVILLE.

Non ! votre langue auxiliaire universelle !

GEORGES.

Dame, elle a été inventée pour les gens qui n’emploient pas la même langue maternelle. Vous avez du reste la preuve quelle est quelquefois utile.

DANFREVILLE.

Oh ! mais cela change tout. Voilà qui va nous tirer d’affaire. M. Georges vous restez principal clerc et je double vos appointements.

GEORGES, prenant ses gants.

Et moi, j’ai l’honneur de vous demander de m’accorder la main de Mlle Marthe, sans quoi je vous laisse vous débrouiller avec vos deux étrangers.

DANFREVILLE.

Ne faites pas cela, au nom du ciel ! l’heure s’avance. (Montrant les étrangers.) Demandez-leur plutôt s’ils connaissent les clauses du testament ?

GEORGES, à Katharina et Rafel.

Ĉu vi konas la kondiĉojn de l’testamento ?