Page:Michelet - OC, Les Femmes de la Révolution, Les Soldats de la Révolution.djvu/267

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CONCLUSION


Le défaut essentiel de ce livre, c’est de ne pas remplir son titre. Il ne donne point les Femmes de la Révolution, mais quelques héroïnes, quelques femmes plus ou moins célèbres. Il dit telles vertus éclatantes. Il tait un monde de sacrifices obscurs d’autant plus méritants que la gloire ne les soutint pas.

Ce que les femmes furent en 89, à l’immortelle aurore, ce qu’elles furent au midi de 90, à l’heure sainte des fédérations, de quel cœur elles dressèrent l’autel de l’avenir ! — au départ enfin de 92, quand il fallut se l’arracher, ce cœur, et donner tout ce qu’on aimait ! qui pourrait dire cela ? Nous avons entrepris ailleurs d’en faire entrevoir quelque chose, mais combien incomplètement.

Pendant les dix années que coûta cette œuvre historique, nous avions essayé, dans notre chaire du Collège de France, de reprendre et d’approfondir ces grands sujets de l’influence de la femme et de la famille.