moi, par la porte ouverte, je vis mon père se dresser, hirsute, blême, et retenant, de ses deux mains, ses habits en désordre, tandis que Mariette, effarée, et la poitrine nue, s’efforçait de plonger, pour y disparaître, dans un gouffre de paille.
Je restai là quelques secondes, ne sachant pas si je devais avancer ou bien m’enfuir ; à la fin, je pris ce dernier parti.
Le lendemain, mon père m’aborda, au jardin. Il me donna vingt francs, et, sans me regarder, il me dit :
— Hier… dans la grange… oui, tu sais bien, hier… il y avait une fouine… Je la cherchais… tu comprends… Voilà, je la cherchais… Et puis, il ne faut pas… en parler à ta mère… parce que ta mère… tu comprends… a peur des fouines… Ça la tracasserait…
Et je vis, sur son front, de grosses gouttes de sueur rouler…