Page:Montaigu - Démêlés du Comte de Montaigu, 1904.djvu/92

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IX

comment jean-jacques raconte sa brouille définitive et son renvoi

Il voulait donc me garder et me mater en me tenant loin de mon pays et du sien, sans argent pour y retourner : et il aurait réussi, peut-être s’il s’y fût pris modérément.

C’est une version dramatiquement exagérée, en tout cas incomplète, de ce qui se passa dans cette entrevue. Rousseau trouva moyen de pousser à bout son maître en lui soumettant la note de ses frais de voyage. Ce mémoire fut établi par Rousseau lui-même, et le comte de Montaigu l’examina avant de le payer ; il vérifia minutieusement le compte. Ce n’était pas fait pour plaire à Jean-Jacques qui avait des dettes à acquitter à Venise : dans son dépit, il hasarda des observations moqueuses ou déplacées.

De son côté, le comte de Montaigu exaspéré par tous les ennuis qu’il avait eu à supporter de la part des gens de sa maison, et de Rousseau en particulier, le traita brusquement, il est vrai, mais sans le menacer