Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/122

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


moi qui lui avais appris tout cela, qui lui révélais tout cela. Et puis elle s’était dit que moi, qui connaissais tout cela, qui avais vu tout cela, je devais la trouver bien niaise et bien sotte… Et puis… et puis… elle s’était dit (elle se cachait la tête dans ma poitrine) elle s’était dit que je ne pouvais pas rester bien longtemps ici, dans cette île, ici où il n’y avait rien, que je m’en irais, que je retournerais au milieu de toutes ces belles choses, dans ce monde si beau, si beau, si étonnant…

Et alors elle avait commencé à pleurer.

Et elle ne s’était plus arrêtée.

Elle avait pleuré toute la nuit…

Sa mère, pourtant, lui avait dit bien souvent, qu’il ne fallait jamais pleurer, car cela abimait les yeux…

— Mais alors, c’était vrai, je n’allais pas partir ?…

Je m’approchai de son oreille, et tout bas,