Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/181

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— Cela va me faire souffrir ! Ne me dis rien… ne me dis rien ! J’aime mieux que tu ne me dises rien.

Je l’attirai doucement sur mon cœur en répétant :

— Écoute-moi.

Mais elle posa une main sur ma bouche, s’écriant plaintivement :

— Non ! non ! tais-toi… Je sais ce que tu vas dire… Tu vas me faire pleurer.

Et tout de suite elle ajouta :

— Tu veux partir !

Alors je secouai vivement la tête :

— Mais non, mon amour ; je t’ai dit que je ne te quitterais jamais…

Le sang remonta brusquement à ses joues. Elle mit la main sur son cœur comme pour l’empêcher de battre trop fort, puis de ses grands yeux elle me fixa passionnément. Je souriais. Son émotion s’apaisa un peu et elle murmura :