Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/214

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XXIV


Je ne pouvais pas croire à un tel bonheur. Il était trop grand… J’étais inquiet, je n’avais pas confiance.

Anne, ma femme ! Anne à moi pour toujours !… Alors, j’allais entrer vivant au paradis ; je quittais la terre ; je m’élevais au-dessus du monde, je me libérais de la pauvre condition humaine. Ah ! ce n’était pas possible ! On n’est pas si heureux ici-bas, cela serait injuste… Quelque chose allait tout faire manquer. La destinée subitement se retournerait et de mon grand bonheur ferait un grand malheur.