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L’ENVERS DU JOURNALISME

le lendemain matin. Martin préféra attendre plutôt que de demander un autre médecin et déclara qu’il ne se sentait nullement en danger. Il fut cependant bien heureux quand le médecin arriva, le lendemain.

Après avoir dit bonjour à son malade, le docteur lui prit le poignet pour lui tâter le pouls. Il eut un moment de surprise et d’épouvante ; il ne trouvait pas le pouls. Il mit précipitamment sa main plus haut sur l’avant bras, en essayant de cacher son trouble, afin de ne pas inquiéter le malade ; il rencontra alors le pouls, qui battait plus vigoureusement qu’il ne l’aurait cru. Il prit ensuite la température qui, chose singulière, n’était pas très élevée.

« Comment me trouvez-vous, docteur, » demanda Martin ? « Je vais pouvoir sortir demain, n’est-ce pas : je me sens beaucoup mieux. »

— Vous ne sortirez ni demain, ni après-demain, répondit le docteur. Vous allez demeurer au lit pendant trois ou quatre jours, puis on me téléphonera comment vous êtes. Je verrai alors si vous pouvez vous lever.

Martin demeura donc couché. Il essaya bien de se mettre debout à côté de son lit, le lendemain, mais il eut peine à réussir, ce qui le convainquit de la sagesse des ordres du docteur.

Il demeura ainsi pendant trois jours, attendant que les forces lui revinssent.

Il ne pouvait même pas lire sans fatigue et il passait de longues heures les yeux au plafond, con-