Page:Mullié - Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, I.djvu/328

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Wellington déboucha avec un corps de 30,000 hommes derrière la montagne de la Rhune, et tomba sur la division Conroux qui défendait cette montagne, la redoute Sainte-Barbe et le camp de Sarre. Après la résistance la plus vive, la redoute fut prise par les ennemis.

Les troupes qui occupaient le sommet de la Rhune, voyant l’ennemi maître de ces retranchements, craignirent d’être forcées à leur tour, et, sans attendre d’ordre, elles abandonnèrent leur poste et descendirent dans la plaine ; le reste de l’armée française fut bientôt forcé de battre en retraite.

Les ouvrages de seconde ligne construits en arrière d’Ascain, furent presque aussitôt enlevés par l’ennemi, et ce fut en les défendant que le brave Conroux tomba grièvement blessé d’une balle dans la poitrine.

Transporté à Saint-Esprit, près de Bayonne, il y mourut le lendemain 11 novembre 1813.

Son nom est gravé sur l’arc triomphal de l’Étoile, côté Est.

CORBET (GUILLAUME)

général, commandeur de l’ordre de la Légion-d’Honneur et de l’ordre grec du Sauveur, né en Irlande, le 17 juillet 1779.

Naturalisé Français le 27 décembre 1814, il avait fait vingt campagnes dans les rangs de l’armée française et avait obtenu ses grades et décorations sur les champs de bataille.

Mis en non-activité sous la Restauration, il reprit du service à l’expédition de la Morée qu’il avait lui-même conseillée au gouvernement.

A son arrivée en Grèce, il fut nommé gouverneur des forteresses de la Messénie, puis de Nauplie, où régnait la plus affreuse anarchie. Le général Corbet sut rétablir l’ordre. La garnison française d’Argos ayant été assaillie un jour par les bandes de Colocotroni et autres chefs vendus à la Russie, Corbet s’y rendit aussitôt, battit les Palycares et leur tua 300 hommes.

A son départ pour la France, les primais de la Grèce lui offrirent un sabre d’honneur et une adresse.

Le général Corbet fut nommé alors au commandement du département du Calvados.

CORBIN (JOSEPH-LOUIS)

né à Rennes (Ille-et-Vilaine). Son père, enseigne de vaisseau, servit sous la République et l’Empire, et fit partie de la marine de la garde. A la bataille de Bautzen, ayant eu un commandement dans l’artillerie de marine, qui, dans cette journée, acquit tant de gloire, il reçut trois blessures et mourut peu de jours après.

Le jeune Corbin sortit du lycée Napoléon en 1810, à l’âge de 17 ans, pour entrer dans les vélites, chasseurs à cheval, de la garde impériale ; mais son peu de fortune lui laissant peu d’espoir d’avoir de l’avancement dans la cavalerie, il entra dans l’infanterie. Sous-lieutenant au 132e de ligne en 1813, il passa par tous les grades et fut promu colonel du 17e d’infanterie légère, le 18 mai 1833.

Le colonel Corbin fit la guerre six ans en Afrique et prit part à toutes les expéditions. Plus d’une fois on lui confia le commandement d’une brigade.

Au siége de Constantine en 1837, il commanda une des colonnes d’assaut, et lorsque les colonels Combes et Lamoricière furent mis hors de combat, le maréchal Vallée lui remit le commandement des troupes, qui marchèrent à la brèche, et de celles qui étaient déjà dans la place. Après une heure et demie de combat dans l’intérieur de la ville, pendant lesquelles il eut plusieurs officiers tués et blessés près de lui, M. Corbin s’empara des quartiers principaux, vainquit l’ennemi