Page:Mussotte - De la cellule normale et pathologique.djvu/10

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à Virchow que toute cellule doit donner naissance à une cellule, et que là où il n’y en a point, il ne saurait y en venir. Cette opinion du célèbre histologiste Allemand a été combattue par Mandl, Robin, Kolliker, qui professent la génération spontanée des cellules, et ne pensent pas que celles-ci soient nécessaires pour en engendrer d’autres. Quoiqu’il en soit de ces différentes opinions, nous allons décrire ces divers modes de génération, en commençant par celui de la cellule par la cellule. On n’en connaît guère que deux manières : ce sont la scission et la formation endogène. Le premier phénomène qui s’accomplit au sein d’une cellule qui va multiplier par un quelconque de ces modes, c’est la séparation ou la division du noyau en deux parties. Quelquefois, il arrive que par un travail qui se forme dans la cellule mère, de jeunes noyaux en plus ou moins grand nombre apparaissent spontanément, et sans scission préalable. Alors chacun de ces noyaux agit en quelque sorte par attraction, attire à lui une portion du contenu granuleux dans la partie de la cellule mère qui répond à la sphère d’action. Ensuite la cellule s’étrangle entre ces formations nouvelles ; elles restent quelque temps accolées ; puis chacune devient libre par la résorption des parois, formant ainsi des cellules complètes qui, à leur tour, donneront naissance à de nouvelles. D’autres fois, un noyau appliqué sur la paroi de la cellule fait hernie au-dehors en forme de cul-de-sac qui se sépare de la mère par un cloisonnement.