Page:Mussotte - De la cellule normale et pathologique.djvu/25

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que la cellule pathologique ne soit qu’une cellule normale, prétendent que leur accumulation dans certains points de l’organisme ne soit due qu’à un vice d’aberration dans les fonctions vitales. Ceci est vrai pour les tumeurs qui ne présentent rien de virulent, et dont la présence dans un point donné du corps n’entraîne pas de répercussion. Mais pour les tumeurs malignes, dont la présence donne lieu à une infection générale, on pourrait leur demander quel est le point de départ de cette aberration ? comment il se fait qu’elle ne se produise pas plus souvent ? La raison pour laquelle, dans un grand nombre d’individus, soumis aux mêmes influences, les uns deviennent cancéreux, tandis que les autres restent indemnes ? Virchow, qui partage l’opinion de l’identité des cellules normales et pathologiques, nous en donne une explication plus vraie au premier abord, mais qui cependant ne satisfait pas.

D’après ce savant histologiste, les changements qui surviendraient dans une cellule pathologique, ne proviendraient que d’une perturbation des cellules normales, causée par un agent étranger à l’organisme. Cet agent irritable ou excitant, troublerait leur mode de nutrition, les ferait changer de nature sans que ces changements soient appréciables à l’aide du microscope. Les cellules normales, sous le coup de cette excitation, au lieu de s’assimiler les principes nutritifs, ne prendraient que des éléments destructeurs. La cellule, pathologique ne serait donc qu’une cellule normale dont le