Page:NRF 11.djvu/459

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


LES CAVES DU VATICAN 453

son pucelage. Bardolotti et l'abbé Cave avaient grand mal à ne pas s*esclafïer.

— Enfin, mon fils, vous vous êtes confessé ? demanda le cardinal plein de sollicitude.

— Le lendemain matin.

— Le prêtre vous a donné l'absolution ?

— Beaucoup trop facilement. C'est précisément là ce qui me tourmente... Mais pouvais-je lui confier qu'il n'avait pas affaire à un pèlerin ordinaire ; révéler ce qui m'amenait dans ce pays ?... Non, non ! c'en est fait à présent ; cette mission de choix réclamait un serviteur sans tache. J'étais tout désigné. A présent, c'en est fait. J'ai déchu ! Et de nouveau le secouaient les sanglots, tandis que, se frappant la poitrine à petits coups, il répé- tait : — Je ne suis plus digne ! Je ne suis plus digne !... puis reprenait dans une sorte de mélopée : — Ah ! vous qui m'écoutez à présent et qui connaissez ma détresse, jugez-moi, condamnez-moi, punissez-moi... Dites-moi quelle extraordinaire pénitence me lavera de ce crime extraordinaire ? quel châtiment ?

Protos et Bardolotti se regardaient. Le dernier enfin, se levant, commença de tapoter Amédée sur l'épaule :

— Voyons, voyons ! mon fils. Il ne faut pourtant pas se laisser aller comme ça. Eh bien, oui ! vous avez péché. Mais, que diable! on n'en a pas moins besoin devons. (Vous êtes tout sali ; tenez, prenez cette serviette ; frottez !) Toutefois, je comprends votre angoisse, et puisque vous en appelez à nous, nous voulons vous présenter le moyen de vous racheter. (Vous vous y prenez mal. Laissez-moi vous aider.)

— Oh ! ne vous donnez pas la peine. Merci ! merci,

�� �