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NOTES 425

de " Entre l'Heure et la Faux "', se propose d'assumer désor- mais avec Paul Fort la direction de Vers et Prose. Les nombreux amis de cet important périodique s'en réjouiront avec nous. Nous reparlerons prochainement du caractère très particu- lier de cette publication où s'affirme dans une sorte de Musée la complexe nature du " symbolisme ", qu'il sied sans doute de ne considérer point tant comme une école que comme un chapitre de l'histoire littéraire de la France — et auquel n'a sans doute manqué qu'un grand critique pour s'affirmer plus nettement au dehors et prendre plus sûre conscience de soi.

Signalons dans le n° d'Octobre de la Phalange un remar- quable article d'Albert Thibaudet et dans le n° de Septembre de la même active revue une lettre judicieusement et discrète- ment moqueuse de Jean Marc Bernard à propos delà discussion toujours pendante au sujet du " classicisme " de Stéphane Mallarmé. Il serait fâcheux que la direction de la PJialange cherchât, par la note qu'elle fait suivre, à envenimer une querelle assez oiseuse nous semble-t-il, et où nous reconnaissons à M. Jean Marc Bernard la courtoisie la plus correcte et la plus authentique bonne foi. Il est de fort honnête guerre de ressortir cet ancien article de notre ami Henri Ghéon où M. Jean Marc Bernard s'amuse à le voir abonder dans son sens. Plus tard, il n'est pas impossible que, de même, quelque critique à venir s'amuse à ressortir ce que M. Jean Marc Bernard écrit contre Stéphane Mallarmé aujourd'hui. Puisque des personnalités aussi franches et d'aussi bon aloi que MM. Francis Vielé-Griffin et Henri Ghéon, par exemple, en sont arrivées, malgré leur très nette hostilité (artistique) de naguère à reconnaître la grandeur et l'importance de Stéphane Mal- larmé, pourquoi désespérer que M. Jean Marc Bernard à son tour n'y arrive. Il a toutes les qualités qu'il faut pour cela.

A. G.

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