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NOTES 227

dans leur vie commune. " Les fortes pensées abondent néan- moins dans cette prose. Quelle pittoresque concision, dans cette formule: " M. Renan n'a jamais été dupe de ce qu'il croyait, il en a toujours un peu douté. " Et cette phrase-ci enfin ne vaut-elle pas qu'on l'arrête au passage: " M. Berthelot a pris telle quelle la philosophie du XVIII e siècle, sans y rien ajouter, réservant à d'autres sciences les merveilleux progrès qu'il devait leur faire faire ".

M. Francis Charmes a dit de lui qu'il était un " modeste publiciste ". Il est sans prétentions, on le voit, et s'il s'exprime en français, c'est tout bonnement parce qu'il est né en Auvergne.

��A. R.

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��DOCUMENTS POUR UN PORTRAIT.

" Nos actions nous glorifient; — à leur défaut, nos propos, " a dit M. Saint-Georges de Bouhélier. Et, plus loin : " En général, qui parle de soi sans cesse, et dans les termes les plus pompeux, se relate et se dépeint, ne m'inspire guère de con- fiance. Ces grands enlumineurs de leurs propres exploits n'en ont d'ordinaire accompli que de médiocres ; ils s'y fieraient, autrement, davantage ".

'e^Il.dit encore : " Peu d'hommes savent garder dans la vie un maintien simple ".

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DE L'ARTICLE DE M. GASTON DESCHAMPS SUR PORT- ROYAL (Le Temps, 17 janv.)

" Le goût de la noblesse, l'amour du désintéressement

la vocation de la simplicité, bref l'habitude des sentiments généreux, des idées élevées et des volontés droites dans les traditions intellectuelles et morales de l'humanité...

Le mot bref, sous la plume de M. Deschamps, retrouve une vigueur nouvelle.

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