Page:NRF 3.djvu/265

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


LETTRES ^SS

tes livres et où j'écrivais mon article. Je pénétrais dans ta vie, j'entrais dans ton âme, je sentais sans cesse mon affection s'approfondir. Mon bon Max, c'est moi qui dois te remercier.

Je t'embrasse bien affectueusement.

Charles-Louis Philippe

��VII

��A M. André Gide

(après avoir lu l'Enfant Prodigue,)

��,

��Paris, le 2 juillet 1907.

��Cher ami, tu m'as bien déçu. Je me disais en isant les paroles du frère aîné : Voici que Gide a compris, voici que je ne suis plus le seul à com- prendre ! Comme nous nous serions encouragés l'un l'autre !

Mais il a fallu que tu me montres que tu étais encore ce romantique. Si j'avais fait ce livre que n'eussé-je pas dit au frère puîné ! Je lui aurais montré tout ce qui peut exister de tendresse dans la Maison, d'intelligence dans l'ordre et que tout ce que l'homme imagine de la grenade sauvage n'est rien auprès de ce que l'on voit dans les fruits du verger.

Et pourtant tu n'as jamais écrit aussi purement, tu n'as jamais pensé avec tant de clarté. Hâte-toi,

�� �� �