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574 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

O dieux sans prunelles des anciens où ne se re- flète point la petite poupée ! Apollon Loxias aux genoux vainement embrassés!

O Tête-d'Or au croisement des routes, voici que tu as autre chose au suppliant à épancher que ton sang vain et le serment sur la pierre celtique !

Le sang s'unit au sang, l'esprit épouse l'esprit.

Et l'idée sauvage la pensée écrite, et la passion païenne la volonté raisonnable et ordonnée.

Qui croit en Dieu, il en est l'accrédité. Qui a le Fils, il a le Père avec lui. Etreins le texte vivant et ton Dieu invincible dans ce document qui res- pire !

Prends ce fruit qui t'appartient et ce mot à toi seul adressé.

Heureux qui porte la vie des autres en lui et non point leur mort, comme un fruit qui mûrit dans le temps et lieu, et Votre pensée en lui créatrice !

Il est comme un père qui partage sa substance entre ses enfants,

Et comme un arbre saccagé dont on n'épargne aucun fruit, et par qui magnificence est à Dieu qui remplit les ayant faim de biens !

Soyez béni, mon Dieu, qui m'avez introduit dans cette terre de mon après-midi,

Comme vous avez fait passer les Rois Mages à travers l'embûche des tyrans et comme vous avez conduit Israël dans le désert,

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