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M. PAUL ADAM, PENSEUR 711

à la fin de son livre, que dis-je ! en post-scrip- tum, le ressort de sa machine, force sera bien de convenir que nous hésitions légitimement, pour la bonne raison que ni ces humanités schéma- tiques, ni Héricourt lui-même n'ont de part à l'ac- tion qu'ils subissent également, celles-ci n'étant destinées qu'à servir de réactif aux Idées souveraines par qui le monde aux yeux de M. Paul Adam est gouverné, comme de ces mêmes Idées, le dur Héricourt n'est que le ministre irresponsable, l'instrument seulement et l'anonyme intermé- diaire.

Il apparaît ainsi qu'il y a dans ce livre trois catégories de faits, superposés, mais rigoureusement distincts et qui, s'ils se mélangent parfois, ne s'amal- gament point. Il y a la masse humaine, matière première de toute réalisation, de tout phénomène social. Il y a les hommes d'affaire qui, croyant travailler pour eux, obéissent en réalité au com- mandement d'un idéalisme qui s'ignore. Il y a les Idées enfin, seules forces effectives et agissantes. " Mais ces forces, nous est-il déclaré, qui poussent les élites et les foules à produire, à produire plus, davan- tage et sans cesse, quelles sont-elles ?... Peut-être les Nombres que Pythagore considérait comme divins... Les Nombres, c'est peut-être la cause de toute chose, de toute vie, de toute douleur, de toute joie... C'est la Divinité terrible, implacable, exultante. " Ce qui est nous ramener bel et bien à une façon d'interpréta-

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