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NOTES ÏOÏ

en France, l'un des plus populaires. La longueur de la Comédie Humaine décourage bien des lecteurs pressés ; tout ce qui les y ramène est salutaire.

Entendons-nous. La maladroite composition de l'affiche nous offrait, avant la pièce de M. Trarieux, un acte, 1 807, où l'on reconnaissait quelques-uns des noms bien connus de Balzac. Le spectateur qui n'avait pas lu le programme, se demandait, ahuri, ce que le général Montcomet venait faire dans le Curé de Vil- lage. Et ce froid petit acte ne le portait à aucun culte que ce soit. — Mais la Brebis Perdue est un beau spectacle.

J. S.

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��LES SAUTERELLES, par Emile Fabre (Vaudeville).

Le nom de M. Emile Fabre évoque des pièces rudes, puis- santes, âpres dans la satire, un peu gauches dans la délicatesse, dédaigneuses des tarabiscotages psychologiques, sans complai- sance pour les sujets élégants, sans attendrissement sur les senti- mentalités adultérines. Aussi pouvait-on s'étonner de voir une pièce de cet auteur affichée au Vaudeville.

Dès le lever du rideau tout s'explique. Dix jeunes femmes, rivalisant de robes claires, d'écharpes et de chapeaux, prennent le thé chez la résidente générale de quelque hypothétique protectorat indo-chinois. L'auteur veut nous montrer l'atmos- phère frivole, égoïste et un peu perverse où vivent les grands fonctionnaires coloniaux. Les belles dames s'en vont ; les inté- rêts et les ambitions des hommes entrent en conflit. Le sujet se resserre. La lutte s'engage entre les quelques fonctionnaires intègres ou sentimentaux qui ont souci des indigènes et les partisans de la manière forte, soutenus par les jouisseurs et les flibustiers. C'est à ces derniers que bien entendu reste la victoire.

M. Emile Fabre excelle à ces drames d'intérêt, de politique

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