Page:NRF 7.djvu/250

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


244 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Et rompre le mariage qui est comme fait, contre la volonté du père.

Qu'est-ce que les gens donc penseraient ?

MARA. — Et qu'a-t-elle répondu ?

LA MERE. — Elle s'est mise à rire, et moi, je me suis mise à pleurer.

MARA. — Je la ferai rire !

LA MERE. — Ce n'est pas le rire que j'aime de ma petite fille, et moi aussi je me suis mise à pleurer.

Et je disais : "Non, non, Violaine, mon enfant ! " ne sachant plus ce que je disais.

Mais elle de la main sans parler me fit signe qu'elle voulait être seule.

Ah ! qu'on a de mal avec ses enfants !

MARA. — Chut !

LA MÈRE. — Qu'y a-t-il .? J'ai regret de ce que j'ai fait.

MARA. — Bien ! — La vois-tu là-bas au fond du clos ? Elle marche derrière les arbres. On ne la voit plus.

(Silence. — On entend derrière la scène un appel de cornet.)

LA MERE. — Voilà Jacquin qui revient. Je reconnais le son de sa corne.

MARA. — Eloignons-nous.

(Elles sortent)

�� �