Page:NRF 7.djvu/274

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


268 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

MARA, entrant vivement. — Ils viennent ici. Je pense que le mariage est rompu. M'entends-tu ? Tais-toi, Et ne va pas rien dire.

LA MÈRE. — Comment .? O méchante ! vilaine ! tu as obtenu ce que tu voulais !

MARA. — Laisse faire. Ce n'est qu'un moment. D'aucune façon

Ça ne se serait fait. Puisque c'est moi donc

Qu'il doit épouser et non pas elle. Cela sera mieux pour elle mêmement. Il faut que cela soit ainsi. Entends-tu }

Tais-toi !

LA MÈRE. — Qui t'a dit cela .?

MARA. — Est-ce que j'ai besoin qu'on me dise quelque chose } J'ai tout vu en plein dans leurs figures. Je les ai chopes tout chauds. J'ai tout débrouillé en rien-temps.

Et Jacques, le pauvre bonhomme, il me fait pitié.

LA MÈRE. — J'ai regret de ce que j'ai dit!

MARA. — Tu n'as rien dit, tu ne sais rien, tais-toi !

Et s'ils te disent quelque chose, n'importe quoi qu'ils te racontent.

Dis comme eux, fais ce qu'ils voudront. Il n'y a plus rien à faire.

�� �