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384 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

ce-toi, Mara ? bonjour, sœur. Je sens sur ma face le souffle du jour qui naît.

MARA. — Violaine ! Violaine ! est-ce toi qui remues le bras ainsi ? Je vois ce mouvement encore.

VIOLAINE. — Paix, Mara, voici le jour de Noël où toute joie est née !

MARA. — Quelle joie y a-t-il pour moi sinon que mon enfant vive ?

VIOLAINE. — Et nous aussi un petit enfant nous est né !

MARA. — Au nom du Dieu vivant, que dis- tu là .?

VIOLAINE. — "Voici que je vous annonce une grande joie... "

MARA. — Je vois le manteau qui bouge de nouveau !

(0« voir un petit pied nu d'enfant qui apparaît dans V ouverture du man- teau, remuant paresseusement^

VIOLAINE. — " .... Parce qu'un homme est apparu dans le monde ! "

{MARA tombe h genoux, poussant un profond soupir, le front sur les genoux de sa sœur. VIOLAINE lui caresse le visage de la main)

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