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��CHRONIQUES

��LA LITTERATURE

A ce fait qu'une thèse sur le Symbolisme ' a été soutenue en Sorbonne, il serait naïf d'attribuer une importance particulière, et d'y voir une revanche, ou un signe des temps. La coutume s'est établie, de juger avec une impartialité d'intention, plus ou moins éclairée, le mouvement symboliste. Vraiment le symbo- lisme a mis moins de temps que le romantisme ou le Parnasse à devenir historique, à laisser tomber autour de lui la poussière dorée du combat. Peut-être cela tient-il en partie à ce que le dernier mot de Moréas : " Les écoles, c'est des bêtises " (il le savait, en ayant fondé deux ou trois) est entré dans la science littéraire ; le " manifeste " paraît bien aujourd'hui un genre mort.

Nous n'avons donc pas à voir si cette thèse est significative, mais simplement si elle est bonne. J'écris ceci loin de France, je ne sais quel accueil la Sorbonne a fait à M. Barre, ni ce que fut la soutenance, mais visiblement l'auteur n'était pas préparé à écrire son livre, et il n'a fait, en ce qui dépendait de lui, que peu de choses pour s'y préparer. On ne saurait étudier une période d'une littérature sans avoir une opinion sur les grandes questions de cette littérature, sans pouvoir rattacher son sujet à une continuité, ou bien l'en distinguer. Plus spécialement, il

  • Lt Symbolitmey essai historique sur le Mouvement Poétique, en France, de

1885 h 1900, thèse de doctorat présentée à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris, par André Barre. (Paris, Jouve et Cie, 1911.)

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