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512 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Que de fois, dans les Mémoires d^ outre-tombe, n'aperçoit-on pas un Chateaubriand qui n'avait pas un respect fort méticu- leux de la simple vérité ! Ici, nous le prenons en flagrant délit d'imposture ; il a organisé, autour de lui, une glorieuse fiction.

Le Voyage en Amérique est une invention très habile et à l'établissement de laquelle ont servi les écrits des autres. "

��Le Journal des Débats du 23 janvier publie une lettre com- muniquée par le Musée Tolstoï et concernant la correspondance entre Tolstoï et la Comtesse Alexandra. Nous y apprenons que la traduction française de cette correspondance donnée par M. Halpérine-Kaminsky est incomplète et qu'elle a été faite contre la volonté nettement exprimée de ceux qui détiennent les originaux. "L'édition russe, exacte et critique," comprend outre des Souvenirs de la Comtesse Alexandra et les réponses de celle-ci, quatre-vingt neuf lettres de Tolstoï qu'on ne trouve pas dans la traduction française. M. Henry Bidou, qui com- mente la lettre du Musée Tolstoï, nous donne quelques exemples de la façon dont M. Halpérine-Kaminsky comprend la traduction :

" Dans Enfance, ayant à traduire le mot " izioumenka ", il met en note que ce mot, intraduisible, désigne un insecte très répandu en Russie : il signifie simplement un ** raisin sec " et il se trouve dans tous les dictionnaires. Dans Le Salut est en vous, il lit " boghina " pour " bachnia ", et il traduit " la déesse Silo ", ce qui n'a aucun sens, au lieu de " la tour de Siloë ". Tolstoï riait aux larmes de ces bévues ".

Quand nous déciderons-nous à former une " Ligue contre les mauvaises traductions " ?

��Après M. Pierre Jaudon, M. Francis de Miomandre, dans

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