Page:NRF 7.djvu/61

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


LE RAIL SS

M. Drûzc arrêta cette sentimentalité :

— Continuons. Il y a eu débloc anticipé de la section arrière. Le signal carré fermé, c'est acquis. L'indicateur de ralentissement à 40 kilomètres est fixe. Le mécanicien marchait à 80. Il reste à savoir si le disque à distance était à l'arrêt.

Puis à voix réduite il influença M. Ipp :

— Ne croyez-vous pas, M. l'inspecteur principal, qu'il y aurait lieu de prier M. Dasson de cesser de compromettre nos agents.

M. Ipp congédia l'aiguilleur.

M. Flavigny, ingénieur du contrôle souhaitait l'entente de MM. DrUze et Dasson pour y participer. Candidat au poste d'inspecteur de l'Exploitation, il soutenait M. Drtlze dans le devoir de défendre un agent de son prochain service.

L'ingénieur de la traction se refusait à comprendre pourquoi devant une manœuvre intempestive d'aiguille on devait rejeter l'accident dans la catégorie des tampon- nements pour signaux franchis.

— V^ous voudrez bien, mon cher camarade, le pria M. DrUze, nous communiquer demain l'interrogatoire du mécanicien. Les témoignages de nos agents le mettent nettement en cause.

M. Griaux travailla des sourcils et du front pour une grimace de désapprobation :

— Je fais toutes réserves sur ces conclusions.

M. Bille, journaliste (G. H. Bille), guettait la sortie des enquêteurs. Glorieux de son petit métier, il portait des cheveux longs, plus bas qu'oreilles, et un chapeau mou de feutre noir dont il donnait aux gens importants.

�� �