Page:NRF 7.djvu/753

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


l'aventure éternelle 747

II

Toujours est-il que rien nest beau^ voire, comme un chant naturel. Chante, alouette, le bleu ciel et toi, Lamartine, un tombeau.

Chante, hibou, clame ces nuits d'effroi, mais toi, Musset, aussi. Chantez, Keats, chantez, Philomèle, Us belles nuits bleues étemelles.

Ah l rossignols, chantez vos peines, comme Verlaine ou Henri Heine, ou chantez, chantez votre joie vivante ou morte — comme moi.

��III

��Ecrivons. — Qu'ai-je dit ? chantons ! Oh ! j écoute ma voix nouvelle. Quelle est pure ! Et ma lyre est telle que j'y puis poser à tâtons

mes doigts comme l'Aveugle Homère, les yeux clos à son propre chant: sans art presque elle rend pourtant les plus doux sons qu'entendit l'air.

Et ma voix qui chante s'y mêle. J'écoute. Que ma voix est belle ! Est-ce le printemps ou l'été ? je n*ai jamais si bien chanté.

2

�� �