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l'annonce faite a marie 87

JACQUES HURY. — Notre père, ce n'est pas bien.

ANNE VERCORS. — Tu pourras l'attacher au milieu, de peur qu'il ne les perde. Cela l'aidera à passer le gué de Saponay.

JACQUES HURY. — Il ne faut pas être lâche sur son droit.

ANNE VERCORS. — Je le sais, ce n'est pas bien !

Jacques, voilà que je suis lâche et vieux, las de combattre et de défendre.

Jadis j'ai été âpre comme toi. Il est un temps de prendre et un temps de laisser prendre.

L'arbre qui fait sa fleur doit être défendu, mais l'arbre couvert de ses fruits, qu'on y aille sans se gêner avec lui.

Soyons injuste en peu de chose, pour que Dieu soit grandement injuste avec moi.

— Et d'ailleurs tu vas faire maintenant ce que tu veux, car c'est toi qui es sur Combernon à ma place.

JACQUES HURY. — Que dites-vous ?

LA MERE. — Il s'en va pèlerin à Jérusalem.

JACQUES HURY. — Jérusalem .?

ANNE VERCORS. — Il est vrai. Je pars à cet instant même.

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