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94^ LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

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��Qu'un beau péril vienne et s'empare

De mon cœur^ de ma tête^ ou des deux à la fois !..

Que seu/y brûlèy tendu^ serrant ma voix^

Je chante, et pleure, et me déclare !. . .

Tes bras si purs. Sécurité, ma sœur, Délivres-en ce soir ma vie et mes épaules. . . Que le long de ton corps, dont je sais la fraîcheur. Ils retombent, pareils à des branches de saule Qui cherchent dans les eaux le reflet du bonheur.

Vois, ce soir je m en vais encore. Suivant ce noir chemin rongé par la poussière. Le long du crépuscule oîi penche une lumière Que tu me fis aimer, et que je sais par cœur Comme un Dimanche ou comme une prière I...

Vois, ce soir, je m'en vais encore. Pliant sous mon effort d'hier ou de demain. Comblé d'une douceur qui me dévore. Portant mon sort dans mes deux mains Comme un enfant qui porte un pain.

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