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950 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

Sécurité^ Sécurité^ ma sceur^

Pour enhardir mes vceuxy déjà la nuit s'approche^

Avec ses odeurs et ses cloches^

Dérobant à mes yeux tes cheveux et tes pleurs. . .

��Tu ne conduiras plus^ ce soir^ mes pas fid'èles Vers cette chambre close oii de tes mains légères^ Tu fermais les rideaux comme on ferme des ailes, Et disposais le soir comme un bouquet de fleurs.

��Tu ne dormiras plus, sur mon souffle penchée. Ces nuits pâles, fermant des jours involontaires. Où gémissait sans bruit ma jeunesse épanchée Par toi, dans P ombre, sur les roses de la terre. .

��Mais, ayant incliné ton front vers mon adieu. Et dénoué de moi la fraîcheur éperdue De ces bras et de ces mains nues. Tu m* écouteras fuir plus loin que tes prières. . . Ah ! laisse-moi iriser ta voix et tes alarmes. . . Une haute vertu jaillira de nos larmes !. . . Un soir tu me verras revenir en ces lieux. Un soir dont le présage invisible m'éclaire, Ayant gagné, par mon amour ou mon remords. Une paix enflammée, un bonheur téméraire. Et le prix de la mort !. . .

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