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��LES POEMES

��M. Emile Verhaeren, poète bucolique (à propos des Blés Mouvants). — La Foire aux Paysages, par Fernand Benoit. — Les Fêtes Quotidiennes, par Guy-Charles Cros. — Le Regard DERRIÈRE l'épaule, par Henry Dérieux. — La Danse de Sophocle, per Jean Cocteau.

II existe, à l'heure qu'il est, une école, non pas de producteurs mais de critiques, qui, sous couleur de traditionalisme, se plaît à appauvrir autant que possible la France de tout acquêt nou- veau sans précédent national. C'est elle qui a inventé ou repris le mot absurde de métèque et qui s'en sert comme de la plus définitive injure contre tout étranger qui nous apporte géné- reusement son génie et prétend en échange à la qualité d'écrivain français. Laissons ceux-là pour qui Rousseau n'est rien de plus qu'un genevois et tâchons de ne pas nous en rendre complices. Qu'il plaise à ces Messieurs de la pure tradi- tion d'afficher un mépris supérieur pour les " barbares " d'au- delà des frontières ! Quant à nous, nous faisons cas de l'opinion de l'étranger et nous éprouvons quelque honte à penser qu'un Verhaeren est plus dignement fêté à Dresde, à Munich, à Vienne, qu'à Paris même et que les Allemands ont entrepris, en réponse à ce boycottage honteux, de tenir pour germain le poète français des Campagnes Hallucinées et de le recevoir désormais comme tel. Il annexait à la France la Flandre,

  • ' toute la Flandre " ; nous payons si bien cet hommage, cet

accroissement du patrimoine national, que la Germanie se

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