Page:Nadreau - Des fistules salivaires de la parotide et du canal de sténon.djvu/38

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Palfin, V. Swiéten, Roohuysen, Gooch, Guttéfried, Erhart, Garengeot qui prétendent que cette opération ne donne presque jamais d’hémorrhagie.

Scharschmidt croit l’avoir pratiquée plusieurs fois avec succès. Burgraw, Alix, disent avoir extirpé des tumeurs au-dessous de l’oreille, du poids de trois ou quatre livres, sans produire la moindre effusion de sang. Boerhave et quelques autres citent des cas analogues ; il est évident qu’ils ont eu affaire soit à des kystes salivaires, comme Krimer (Bull. de Férussac T. XVI, P. 72) ou séreux, comme Henri (Bull. de l’Acad. de Méd. T. I, P. 56) et non à la parotide elle-même. La tumeur enlevée avec succès par Pl. Portal (Clinique chirurg. T. I, P. 125) était de nature encéphaloïde, plutôt que lymphatique, mais ce n’était certainement pas la glande. J. B. Siébold en 1781 crut avoir enlevé la parotide en totalité, parce qu’après l’opération il fut facile de voir le muscle digastrique, ainsi que le stylo-hyoïdien et l’artère parotide, à découvert.

Heister (Institutions de chirurgie 1721) alla si profondément, en extrayant une tumeur au-dessous de l’oreille, chez un étudiant, qu’il survint une hémorrhagie mortelle. En 1796, G. Siébold enleva une tumeur énorme à côté du cou d’une jeune fille, et il en résulta une excavation si profonde, que tous les assistants furent obligés de convenir que la glande avait été extraite en entier. Priéger (Graefe und Walther’s journal, T. III, P. 455), enleva une tumeur de 3 livres, la carotide fut évitée, la femme survécut, et, dit-il, on put s’assurer après l’opération, que l’intervalle des muscles ptérygoïdiens était vide, le con-