Page:Nansen - La Norvège et l'Union avec la Suède, trad Rouy, 1905.djvu/74

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
64
la norvège et l’union avec la suède

la prétention justifiée de la Norvège à une égalité de situation dans l’Union.

Afin de pouvoir juger les nombreuses négociations engagées sur cette question, il est nécessaire de proclamer hautement que la Norvège n’a jamais réclamé de concession de la part de la Suède, mais seulement exigé le respect de ses droits d’État souverain. Toute condition posée par la Suède à la reconnaissance de ce droit est un empiétement sur la souveraineté de la Norvège. Notre pays n’a pas été dans l’Union la nation fière et combative, élevant sans cesse de nouvelles prétentions injustifiées à l’égard de la Suède.

Les Norvégiens ne trouveraient pas illégal de la part de la Suède de décider que le ministre des Affaires étrangères suédois lie devrait plus à l’avenir servir de « commissionnaire » à la Norvège, et administrer ses Affaires étrangères ; et je ne crois pas non plus que les hommes politiques suédois trouvent bien justifié de notre part, de vouloir empêcher la Suède de prendre une telle décision.

Mais de notre côté nous nous réservons le même droit de régler nos propres affaires, nos Affaires étrangères aussi, de la manière qui nous paraît répondre le mieux aux intérêts de la Norvège et de l’Union.

Nous n’avons cependant pas fait usage de ce droit qui nous appartient, parce qu’il aurait facilement pu en résulter des conflits pouvant avoir des conséquences fatales, la Suède sem-