Page:Nietzsche - Considérations Inactuelles, II.djvu/103

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lieu zune virilité, inflexible et rude. Ce père n’était ni ’ fonctionnaire ni savant. Il Et souvent avec le jeune. homme des voyages dans des pays étrangers.- Autant d’avantages pour celui qui doit apprendre à connaître, non point dès livres, mais des hommes, à vénérer, non point des gouvernements, mais la vé’rité.Il apprit à temps à ne pas être assez ou trop sensible à Pétroitosse natîos nale. En Angleterre, en France, en Italie, il ne vivait. pas autrement que dans sa propre patrie- et liesprit ess ~ ’’ ?· pàgnol lui inspirait une vive sympathie. En somme, il ne considérait pas que c’est un honneur d’être né parse mi les Allemands et je ne crois pas que les nouvelles ~ ·’"· conditions politiques eussent modifié son opinion. Il ess ’ timait, comme on sait, que l’unique tâche de l’État cons V sisteà offrirla protection au dehors, la’protection l’intérieur et- le protection contre les protecteurs, et que, ’ · lorsque Ponimegiue pour l’État d’autres buts que ceux de protéger, ce but véritable peut facilement se trouver É compromis. C’est pourquoi, au grand scandale des ceux qui se nomment libéraux, il légua sa fortune aux des- " cendants de ces soldats prussiens qui, en z8[ ;8, étaient tombés dans la lutte pour l’ordre. Il est probable que, dorénavant, le fait que quelqu’un considère simplement l’État et les devoirs de celuisci, constituera de plus en plus une preuve de supériorité intellectuelle. Celui qui a en lui le furor*— pïzilosophicas n’aura même plus le temps de s’adonner au furor politico. : et il se gardera saggzementde lire tous les jours des journaux, oui encore de se mettre au service d’un parti. Quand la patrie est véritablement en danger, il ne faudra néanmoins pas hé«·· Siter un instant à faire son devoir. Tous les États sont