Page:Nietzsche - Considérations Inactuelles, II.djvu/107

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suivra sa vie et Platon fera de même. Un autre inter- ’ prétera cette grande liberté comme de la présomption. Lui aussi a raison, parce qu’il lui serait impossiblexde faire quoi que ce soit de cette liberté et que ce serait en effet, de sa part, une grandeipreuve de présomption ’ s’il-la réclamait pour luirinéme. Cette liberté est véritablement une lourde faute qui ne peut se racheter que par des actes héroïques. En vérité, le commun des more J tels a le droit de jeter un regard de colère sur ceux qui sont ainsi favorisés, mais que les dieux les protègent de jouir eux aussi de pareilles faveurs, c’est«e-dire d’avoir T ·)« d’aussi-terribles devoirs, Leur liberté et leur solitude ’ les feraient périr, Pennuî ferait’d’oux des fous, des fous méchants. ’

De ce qui ·a été dit jusqu’à présent un père de famille.-’ pourrait peut-être apprendre quelque ehose et faire pour p l’éducation particulière de son Els une utile application, bien qu’il ne faille vraiment pas s’attendre à se que les pères ne désirent pour fils que des philosophes. Il est, plus probable queries pères auront résisté de tout temps, . plus que contro tout- autre chose, contre le vocation philosophique douleurs fils, considérant celle-ci comme la plus grande toquade. On sait que Secrets fut victime de lacclére des pères contre la « subornation de lajeu- j nesse net, pour la même raison, Pluton crut ·qu’il était nécessaire de créer un État tout nouveau, pour ne pas faire dépendre la création des- philosophes de le dérsi-son des pères. Dès lors, il semble presque que Pleton, ait véritablement atteint quelque chose, car lililtat moderno considère maintenant que c’est se tâche d’encourager les philosophes et il cherche maintenant sans.