Page:Nodier - Thérèse Aubert, 1896.djvu/220

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de pensées tumultueuses et fantastiques, de rêves pénibles et hideux. Je m’imagine que si la Providence accorde quelque relâche au supplice des damnés, c’est ainsi qu’ils doivent dormir.

Quelquefois je me persuadais qu’on s’était trompé sur les apparences de la mort de Thérèse, et qu’elle n’était pas effectivement morte, mais qu’elle était malade et mourante, et pourtant cela me consolait. Je faisais un effort pour me réveiller afin de courir la rejoindre, et à peine j’étais parvenu que l’horrible vérité se ressaisissait de mon cœur. Je criais : Elle est morte, et je retombais dans mon assoupissement à défaut