Page:Normand - Contes à Madame, 1890.djvu/9

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Sonnet-Préface





Ces contes à Madame, ô mes chères Lectrices,
Ne sont point de ceux-là qu’aux siècles folichons
Les marquises, lissant le poil de leurs bichons,
Écoutaient en rêvant de choses corruptrices ;

Ils ne sont point non plus de ceux qu’en ses caprices
Le réalisme crû dont nous nous pourléchons
Vous offre, comme un plat de subtils cornichons
Semés d’un poivre rouge aux odeurs tentatrices.

Non ! Ces contes. écrits pour votre amusement,
Sont honnêtes, hélas ! épouvantablement…
(J’éprouve, à l’avouer, comme une honte amère ! )

Pour peu quelle ait vingt ans… je vous le dis bien bas… )
La fille en permettrait la lecture à sa mère…
Lisez-les donc quand même, et ne m’en veuillez pas !


J. N.