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cesses qu’elle n’eût conſenty à l’épouſer ; parce que ſes ſœurs ne manqueroient pas de s’y oppoſer, à cauſe de leur droit d’aîneſſe.
Finette, qui ſe défioit avec raiſon de ce Prince perfide, ſentit redoubler ſes ſoupçons par cette réponſe : elle trembla de ce qui pouvoit être arrivé à ſes ſœurs, & ſe reſolut de les vanger du même coup qui luy feroit éviter un malheur pareil à celuy qu’elle jugeoit qu’elles avoient eu. Cette jeune Princeſſe dit donc à Riche-cautele, qu’elle conſentoit ſans peine à l’épouſer : mais qu’elle étoit perſuadée que les mariages qui ſe faiſoient le ſoir étoient toûjours malheureux ; qu’ainſi elle le prioit de remettre la cérémonie de ſe donner une foy reciproque au lendemain matin. Elle