Page:Orain - Au pays de Rennes.djvu/98

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
76
AU PAYS DE RENNES

Le nom de Kergus a été donné par erreur à l’ancien Hôtel des Gentilshommes.

Les familles de Kergu et de Kergus formaient en Bretagne deux maisons distinctes, et le fondateur de l’établissement est Jean-François-Jacques de Kergu, né le 1er novembre 1713 à Landebia, ancienne paroisse de l’évêché de Dol, et décédé à l’hôtel des Gentilshommes le 14 Février 1783. L’abbé de Kergu fut enterré à Lorette, près Quineleu, dans une propriété dont il avait fait l’acquisition de concert avec l’abbé de la Rive, son zélé coopérateur, pour servir de maison de campagne aux pensionnaires de l’Hôtel des Gentilshommes.

Nous avons lu quelque part que Châteaubriand fut quelque temps pensionnaire à Kergus.

On ne recevait dans cet établissement aucun enfant qui ne fût noble et pauvre.

Ces deux conditions étaient requises. La pauvreté se prouvait par l’attestation de l’évêque diocésain et de deux gentilshommes désignés dans chaque évêché. Quant à la noblesse, elle se justifiait par les anciennes réformations ou tout au moins par celle de 1668. L’âge de réception était de sept à douze ans. Dés que les jeunes gens avaient atteint la classe de sixième, ils allaient étudier aux collèges de la ville. Aux études ordinaires, on joignait tout ce qui pouvait concourir à leur donner une éducation complète : l’histoire, le blason, le dessin, la géographie, les fortifications et la navigation.