Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/107

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seigneur un mémoire rédige par Ozanam. C’était une sorte de programme des questions que la jeunesse catholique désirait voir traiter dans les conférences de Notre-Dame. L'Univers, le lendemain matin, ayant parlé de cette visite et de la pétition, MM. Ozanam et Lallier, désolés de cette indiscrétion, se rendirent à l’instant chez Monseigneur, qui pardonna bien volontiers; et, prenant leurs deux têtes dans ses bras, il les embrassa paternellement, puis il les conduisit à la porte d’un salon en leur disant qu’ils trouveraient là les prédicateurs auxquels il avait confié l’enseignement qu’ils demandaient ;il les engagea à s’entendre avec eux et à leur exposer ce qu’ils désiraient, pendant qu’il allait déjeuner. Ce que désiraient ces jeunes gens, ce n’était pas les sept prédicateurs choisis par Monseigneur. On ne fut pas d’accord sur les questions à traiter, et bientôt la discussion devint si vive, qu’on ne s’entendit plus.

Monseigneur de Quélen ouvrit lui-même, le 16 février 1834, la première conférence de Notre-Dame, qui fut suivie de sept autres. Malgré le talent incontesté des sept prédicateurs, cet enseignement sans unité eut peu de succès, et, pendant ce temps, la foule se pressait dans la chapelle du collège Stanislas, autour de l’abbé Lacordaire. Enfin, le 8 mars 1835, il prit possession de la chaire de Notre-Dame, pour la plus grande gloire de Dieu !

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