Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/110

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à un ordre d’idées supérieur, et d’un autre côté, prépare sa vertu en lui traçant des règles de cette vie sociale où il va prendre une position définitive. La religion seule peut lui donner cette virilité d’âme nécessaire pour accomplir sa mission. Voilà pourquoi nous eussions désiré des conférences où l’on ne se fût pas borné à entrer dans le détail des preuves de fait du christianisme, à démontrer l’authenticité de ses titres, à réfutèr les objections vulgaires déjà tombées dans le mépris, mais où on l’eût développé dans toute sa grandeur, dans son harmonie avec les aptitudes et les besoins de l’individu et de la société. Là trouveraient leur place : une philosophie des sciences et des arts, qui nous découvrît dans le catholicisme la source de tout ce qui est vrai et de tout ce qui est beau, afin qu’à cette source chacun de nous vînt puiser suivant ses forces et sa vocation enfin une philosophie de la vie qui, sondant les problèmes de la vie humaine, expliquât à l’homme son origine, dirigeât sa marche, et lui fît envisager sa fin. Nous eussions désiré que cet enseignement fût tombé de la chaire sacerdotale, parce que sur les lèvres du prêtre se trouve une grâce qui fortifie et qui convertit. A tous la porte serait ouverte, et ceux qui errent, et ceux qui croient, confondus dans l’a même enceinte, simples auditeurs, recueilleraient en silence la parole sacrée, germe qui grandirait dans leur cœur, fécondé par la méditation. Peut-être, au milieu de ces jeunes