Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/237

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posée enfin majestueuse comme une couronne au front de la Ville éternelle. Car de tout Saint-Pierre, c’est bien la coupole seule que j’ai trouvée irréprochable. C’est même, avec celle des Invalides, la seule dont la courbe m’ait paru parfaitement harmonieuse. Quant à la médiocrité apparente du vaisseau de la basilique, ce n’est point là ce que j’admire, mais l’effet qui en résulte et en vertu duquel la grandeur de l’église paraît toujours croissante à mesure qu’on en visite les détails, et l’on finit par se trouver écrasé de son immensité. Assez sur ce point. Je ne veux pas non plus te chercher dispute au sujet des Italiens. Je pourrais répondre au trait que tu m’as raconté par un autre plus affreux dont Chaurand, la Perrière et moi nous avons été témoins à Paris. Mais à quoi sert de se donner ainsi une mauvaise opinion de l’humanité ? Ne faisons pas comme Cham ; couvrons au contraire sa nudité douloureuse, et quittons-nous sous de meilleurs auspices, puisque me voici à la fin de cette lettre.

Les amis d’ici t’embrassent, rends-le à nos amis de là-bas. Souviens-toi aussi un peu de moi.

Ton ami.
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Une grande partie de cette lettre a eu l’honneur d’être citée par Mgr Dupanloup dans son éloquente et courageuse